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Remonter la cote de l'école publique

Auteur : Arrondissement.com

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Le jeudi 2 octobre 2003image alt tag content

Dans le coin gauche, le Mouvement pour une école ouverte et moderne (MÉMO) qui est sur les bancs d'opposition de la commission scolaire de Montréal (CDSM) depuis 1987. Lors du scrutin de 1998, ils ont remporté la victoire.

Quelques mois plus tard, cinq commissaires se sont dissociés du parti. Joignant les rangs d'une coalition, ils ont fait balancer la majorité vers le Regroupement scolaire confessionnel (RSC). Sur les 21 candidats, 5 sollicitent un deuxième mandat.

« Le MÉMO a une vision, des orientations et travaille en collaboration avec des gens de tous les quartiers. Nos idées proviennent de discussions que nous avons animées avec plus de 500 parents », explique Diane De Courcy, à la tête du mouvement. Cette formation a d'ailleurs milité longtemps afin de transformer les commissions scolaires qui étaient confessionnelles (catholiques et protestantes) en commissions scolaires linguistiques (francophones et anglophones).

Un groupe de parents, d'amis, de voisins

Dans le coin droit, le Collectif pour la réussite et l'épanouissement de l'enfant (CRÉE) est une toute nouvelle formation politique. C'est l'actuel président du comité exécutif de la CSDM, Marcellin Noël, qui est à l'origine de ce regroupement ayant pris naissance fin septembre. Le CRÉE regroupe à la fois des candidats indépendants et des membres de l'ex RSC.

« Nous sommes simplement un groupe de parents, d'amis, de voisins qui ont décidé de passer à l'action pour que la Commission scolaire de Montréal puisse accomplir une chose : l'épanouissement des enfants qui fréquentent nos écoles », a-t-il expliqué par voie de communiqué. M. Noël n'a pas retourné les appels d'Arrondissement.com. À ce jour, la nouvelle coalition n'a pas encore rendu publique sa plate-forme électorale.

Des problèmes communs, des solutions différentes

Malgré des visions différentes, plusieurs pistes de solutions pour l'école publique se recoupent d'un parti à l'autre : amélioration de l'enseignement du français, réussite scolaire des garçons, augmentation du nombre d'heures dédiées à la pratique du sport, transition harmonieuse entre la garderie, l'école primaire et l'école secondaire.

Alors que le CRÉE propose de mettre en place des mécanismes pour permettre aux enseignants du primaire de connaître les enfants d'âge préscolaire avant leur arrivée à l'école, le MÉMO met de l'avant le concept de « carnet de l'élève ». Ce document, à l'instar du carnet de santé, permettrait aux professeurs de connaître le cheminement de l'enfant à travers les diverses étapes de la scolarisation.

Du mandarin au menu

Signe du multiculturalisme qui caractérise Montréal : le débat sur l'enseignement des langues. Pour le CRÉE, il faut instaurer dès les premières années du primaires des activités permettant l'éveil aux autres langues et cultures. Du côté du MÉMO, on veut ouvrir la porte à des cours de langues étrangères : mandarin, cantonnais, allemand, etc. « Plusieurs élèves montréalais parlent déjà plusieurs langues. Ces cours pourraient s'intégrer aux options offertes aux élèves ou s'inscrire dans le calendrier des activités parascolaires », explique Diane De Courcy, qui s'engage du même souffle à faire de l'enseignement du français une priorité.

Le MÉMO veut également alléger la facture assumées par les parents, en appuyant la mise sur pieds de magasins-partage et en encourageant la création de coopératives dans les écoles secondaires. Dans la même veine, le mouvement promet de diminuer les coûts des effets scolaires d'ici quatre ans.

Arts, sciences, sports et compagnie

Le CRÉE met de l'avant la restauration des salles et des équipements utilisés pour le sport, les activités artistiques, les sciences et les laboratoires d'informatique. Il demande que le ministère de l'Éducation instaure un système de péréquation pour renouveler ses installations à travers le Québec.

Le MÉMO mise plutôt sur l'activité physique dans les écoles. « Plusieurs parents sont inquiets du fait qu'il n'y a plus ou peu de récréation. Nous voulons organiser des activités parascolaires avec d'autres organismes, comme la Ville de Montréal », explique Mme De Courcy. Ces activités seraient toutefois optionnelles, au choix des enfants.

Financement des écoles

Alors que le financement des écoles publiques diminue et que la popularité des écoles privées augmente, les commissaires scolaires doivent améliorer l'image et les services offerts dans les « petites écoles de quartier » ou les polyvalentes. Avec un déficit de 27M$ appréhendé, l'équipe qui prendra le pouvoir de la CSDM aura du pain sur la planche.

Anne-Marie Tremblay - le 2 octobre 2003

Lire aussi: Le B-A ba des élections scolaires


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