« Le Comité BAILS dénonce les hausses de loyer moyennes de 14% dans Hochelaga-Maisonneuve ! »

Comité BAILS



Le Comité de base pour l’action et l’information sur le logement social d¹Hochelaga-Maisonneuve (Comité BAILS) dénonce les hausses de loyer survenues dans le quartier depuis une année. En effet, le dernier Rapport sur le marché locatif ­ Région métropolitaine de recensement de Montréal de la Société canadienne d¹hypothèque et de logement (SCHL) montre que les loyers moyens ont augmenté d¹environ 14% depuis une seule année dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. La hausse est surtout marquée pour les 4 1/2 qui ont vu leur loyer augmenté de 100 $ soit près de 18%. Le taux général de logements vacants dans le quartier a quant à lui diminué, passant de 4% à 2,5%, sous le taux d¹équilibre de 3%. Le tableau suivant précise l¹évolution des loyers observée durant la dernière année par la SCHL.

Tableau 1
Loyer moyen et augmentation moyenne selon le type de logement (2006-2007)

2006 2007 Aug. MoyenneDepuis 2001
443$ 434$ -2,03%17,93% (Studio)
470$ 519$ 10,43% 30,40% (1 c.c.)
559$ 659$ 17,89% 42,33% (2 c.c.)
698$ 778$ 11,46% 40,94% (3 c.c et + )
549$ 626$ 14,03% 33% (Total)

Source: Rapport sur le marché locatif ­ RMR Montréal décembre 2007, p. 15

Sur une plus longue période, le Comité BAILS constate que les loyers ont augmenté de plus de 30% depuis 2001, une augmentation sans doute largement supérieure à l¹augmentation des revenus des ménages locataires du quartier.

Dans le cas des 4 1/2 et des grands logements (5 1/2 et plus), les loyers ont augmenté de plus de 40% depuis 2001. Avec un loyer moyen de 626$ en 2007, une personne travaillant au salaire minimum devrait travailler 65 heures par semaine pour se payer un logement dans le quartier sans y consacrer plus de 30% de ses revenus. «On ne peut affirmer que le quartier Hochelaga-Maisonneuve est encore un quartier où l’on peut trouver des logements réellement abordables ou même que la crise du logement est terminée», souligne le coordonnateur du Comité BAILS, Benoît Lacoursière.

Ces données confirment donc que la crise du logement s’est transformée.
D¹une pénurie générale de logement, elle s¹est transformée en pénurie de logements à bas loyer, affectant ainsi dangereusement les locataires les plus pauvres. Tout cela, au moment où la Ville de Montréal refuse d¹approuver un projet de plus de 70 logements sociaux pour personnes âgées au coeur du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Le Comité BAILS invite donc les autorités politiques à décupler les efforts pour régler le problème, notamment par la construction intensive de logements sociaux subventionnés et en mettant améliorant les protections deslocataires vivant sur le marché privé de l¹habitation.