Publié par : Jardin Botanique de Montréal
Montréal, le 24 novembre 2009 – Les Muséums nature de Montréal vous invitent à parcourir les merveilles végétales des serres du Jardin botanique. Des floraisons surprenantes, des croissances exceptionnelles, des parfums uniques et des coloris magnifiques à découvrir, du mardi au dimanche, de 9 h à 17 h. Choisissez de passer à travers la grisaille de l’automne autrement!
Les géants botaniques
Le dahlia impérial (Dahlia imperialis), exposé quelques jours seulement, a atteint 3,5 mètres de hauteur en l’espace d’une saison. Ses grosses tiges creuses et noueuses, semblables au bambou, supportent une masse imposante de longues feuilles doublement divisées. Des capitules de fleurs simples, à pétales mauves et au cœur jaune, couronnent cet empereur. À voir dans le complexe d’accueil du Jardin botanique.
Toutes les parties de l’amorphophallus (Amorphophallus paeoniifolius var. campanulatus) sont dispro-portionnées! D'abord, dans le sol, un énorme tubercule donne naissance à une gigantesque fleur dont l’odeur attire les insectes pollinisateurs. S'ensuit l’émission d'une feuille divisée qui forme un parasol et qui est soutenue par un pétiole marbré long de deux mètres. À voir dans la serre des Orchidées et Aracées.
Les Broméliacées rivalisent de beauté au moment de leur floraison. La hampe florale de l’hohenbergia (Hohenbergia stellata) peut mesurer jusqu’à 1,20 m et sa floraison durera plus de trois mois. Un autre spécimen qui, après un an, est passé du rouge au blanc est aussi présent dans la serre. À voir dans la serre de la forêt tropicale humide.
Un agave, le chanvre de Maurice (Furcraea foetida) a amorcé sa floraison tant attendue. Les nombreuses fleurs étoilées d'un diamètre d’environ 5 à 7 cm, s’épanouissent pour une première et dernière fois, sur une période de quelques semaines. Une fois la floraison terminée, la plante dépérira, comme le font la plupart des membres de cette famille. À voir dans la serre des régions arides.
Les plantes pas comme les autres
Phénomène rare, l’iridescence du microsorum bleu (Microsorum thailandicum) de la famille des Polypodiacées serait due à la présence, à l’intérieur des feuilles, de minces couches de cellules dont l’épaisseur ou la forme réfléchissent certaines longueurs d'onde de la lumière. Ceci explique les reflets irisés bleu-vert métallique des frondes de cette fougère. À voir dans la serre des fougères.
Les spores de la fougère Bois-de-cerf se sont dispersées et ont germé à la base du tronc d'une fougère arborescente. Elles ont donné naissance à un jeune plant de Platycerium, exactement comme cela se produirait en milieu naturel. Une belle récompense pour l'horticultrice qui voit ce phénomène se produire pour la première fois. À voir dans la serre des fougères.
La plante insectivore népenthès (Nepenthes ventricosa) croît naturellement dans un milieu humide, acide et pauvre. Pour compléter son alimentation déficiente, elle trappe insectes et petits animaux dans ses urnes ventrues rougeâtres. Les proies, attirées par la couleur et l'odeur du nectar intoxicant, se posent sur le rebord du piège et glissent au fond dans un bain de fluides digestifs… À voir dans la serre Molson.
La plante corytoplectus (Corytoplectus capitatus) est l’une des rares représentantes de forme arbustive chez les Gesnériacées, famille de la violette africaine. Ses grandes feuilles rugueuses vert forêt sont couvertes de poils orientés vers le bas, ce qui favorise l’écoulement de l’eau, abondante dans son milieu naturel. L’inflorescence forme une ombelle dense de petites fleurs jaunes tubulaires encerclées de sépales rougeâtres en forme de sacs inversés. À voir dans la serre des Bégoniacées et Gesnériacées.
Les belles parmi les belles
Le Cattlianthe (Cattlianthe Portia grex 'Gloriosa'), une orchidée primée pour la qualité exceptionnelle de sa floraison, exhale un parfum extravagant. Il n’est pas le seul à charmer les visiteurs. Les lycastes, les guarianthes, les oncidiums et plusieurs espèces de cattleyas embaument cette serre pour le plus grand plaisir des sens. À voir dans la serre des orchidées et Aracées.
Le Begonia brevirimosa, un bégonia arbustif de grande taille, se distingue par la couleur tout à fait inusitée de ses feuilles marbrées de rose métallique et de vert foncé, au revers rouge sombre. Ces teintes particulières lui permettent de capter le maximum de lumière dans le sous-bois ombragé et humide de la Nouvelle-Guinée, son milieu d'origine. À voir dans la serre des Bégoniacées et Gesnériacées.
L’Osmanthe à feuilles de houx (Osmanthus heterophyllus), dont les feuilles ressemblent à s’y méprendre à celles d’un houx, porte des fleurs très parfumées. Son parfum est plus fort et plus épicé que celui de l’osmanthe odorant (O. fragrans) dont la fragrance est plus délicate et plus fruitée. À voir dans la serre du Jardin céleste (penjings).
Des surprises… fruitées
C'est la toute première fois qu'un fruit du jacquier (Artocarpus heterophyllus) parvient à maturité au Jardin botanique. L'arbre a souvent produit de petits fruits qui avortaient rapidement. En nature, ils peuvent atteindre 80 cm et peser 30 kg! Bien que nauséabonds lorsqu'ils parviennent à maturité, les jeunes fruits cuits dans le lait de coco épicé constituent un repas traditionnel indonésien, le fameux « nasi gudeg ». À voir dans la serre des plantes tropicales et alimentaires.
Originaire d’Asie du Sud-Est, le bananier est maintenant cultivé dans près de 130 pays tropicaux. Avec la banane plantain, utilisée comme légume, la banane constitue l’aliment de base dans de nombreux pays. Le bananier (Musa 'Gran Enano') est une plante herbacée dont le « tronc » est en fait une tige constituée des pétioles des feuilles étroitement imbriqués les uns dans les autres. Un plant ne produit qu’un seul régime de bananes, 12 à 15 mois après sa plantation. À voir dans la serre des plantes tropicales et alimentaires.
Parées de couleurs
Au moment de sa floraison, le guzmania (Guzmania sanguinea) se transforme. Les feuilles centrales, normalement vertes, passent au rouge et au jaune. En nature, cette pigmentation éphémère attire les oiseaux qui assurent la pollinisation des fleurs. Une fois la floraison terminée, le feuillage reverdit, jusqu’à la floraison suivante. Cette métamorphose se produit 3 à 4 fois par année. À voir dans la serre de la forêt tropicale humide.
En novembre, les aloès nous offrent le spectacle de leur floraison. Leurs fleurs jaunes, orangées ou rouges, groupées en racèmes, s'épanouissent pendant plusieurs semaines. Contrairement aux agaves, auxquels ils ressemblent, les aloès ne meurent pas après la floraison. Dans certaines régions de l'Afrique, d'où ces plantes sont originaires, les fleurs de plusieurs espèces sont utilisées en cuisine. À voir dans la serre des régions arides.
Les serres d’exposition sont ouvertes du mardi au dimanche, de 9 h à 17 h
Les Muséums nature de Montréal – le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium – accompagnent l’humain pour mieux vivre la nature
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